Les faïences fines lustrées
C’est en 1823 qu’on mentionna pour la première fois l’utilisation de lustres métalliques à la manufacture de Sarreguemines. Le support est généralement une faïence fine blanche ou une terre carmélite. Sur sa surface est étendue une couche d’oxyde du métal que l’on veut imiter, mélangé à un solvant dans la composition duquel entrent des huiles organiques, de la térébenthine et du soufre. La gamme des lustres métalliques en usage à Sarreguemines est importante : or, cuivre, platine et un lustre dit Burgos dont l’appellation dérive du nom d’un coquillage, le burgau. Après application d’une préparation d’or sur la pièce, on dépose des gouttelettes d’essence qui donnent une apparence mouchetée au lustre.