1. Exploration pédagogique
Le service jeune public du musée propose aux groupes scolaires une exploration de ses expositions par le biais d’ateliers ludiques…
L’animation mise en place à l’occasion des « assiettes imprimées » se déroulera dans un premier temps autour de la découverte de l’impression par des jeux de transferts d’empreintes.
Dans un second temps, les enfants visiteront l’exposition avec l'animateur.
Enfin, un atelier de décoration leur permettra, grâce à des techniques simples d’impression, de réaliser le décor d’une assiette… et de créer son estampille.
2.Eclairage sur la gravure contemporaine D u 04 au 19 mai 2005 au Musée de la Faïence
En complément à l’exposition, le musée a souhaité accueillir les travaux d’étudiants de l’Ecole Supérieur d’Art de Metz de 3, 4 et 5° années. Cette exposition donne un éclairage sur la gravure contemporaine et ses ressources créatrices. Des contenus divers s’allient. L’estampe se met en scène, certains travaux par un accrochage rigoureux et classique tandis que d’autres prennent des allures de constructions en s’allient à la sculpture dans un esprit inattendu.
3. La nuit des musées
> 19h : rencontre apéro avec les élèves de l’ESAM
>
20h : Anne-Marie Mugnier-Colin, graveur, propose une démonstration de la technique de gravure sur bois. Les visiteurs pourront réaliser leur propre gravure et en réaliser un tirage sur papier.
4.Conférence - lundi 2 mai à 20h au Casino des Faïenceries
Le Professeur Ch. J. Bolender proposera une conférence « les assiettes imprimées de sarreguemines 1828-1838 ».
Biographie
CHARLES J. BOLENDER, dans la grande tradition des membres de l'Université Louis Pasteur de Strasbourg, a consacré, en dehors de son activité d'enseignant et de chercheur dans les domaines de l'embryologie et de l'odontologie, de nombreuses heures à ce qui ne fut au début pour lui qu'un aimable passe- temps mais qui est devenu très vite une passion.
Devant l'absence quasi totale de documents à la Faïencerie de Sarreguemines, il a passé de nombreuses années à rechercher dans les archives nationales et internationales tout ce qui pouvait se rapporter non seulement à cette manufacture de céramique, mais aussi aux nombreuses illustrations, gravures ou lithographies, qui ont servi d'inspiration aux décorateurs de cette faïencerie.
L'ouvrage « Les assiettes imprimées de Sarreguemines » qu’il a réalisé montre combien l'image a compté dans la société humaine, et ceci depuis les temps les plus reculés : de l'âge des cavernes où elle revêtait un caractère sacré, jusqu'à son utilisation à des fins politiques dans les affrontements culturels actuels.
Bibliographie
Les assiettes imprimées de Sarreguemines. 1828-1838 - La période Utzschneider
Auteur(s) : Bolender Charles-J, Beck Coppola Martine
Editeur : SID (EDITIONS)
Entre 1790, date de la création de la Manufacture de Sarreguemines et 1828 il s'est écoulé 38 ans pendant lesquels la faïencerie était entièrement tributaire d'une décoration manuelle comme ce fut le cas pour la grande majorité des manufactures françaises. La décoration était limitée aux bords des assiettes et des pièces de forme. Trente ans plus tard, avec l'introduction en France des procédés d'impression par transfert qui avaient vu le jour en Angleterre, la décoration des produits céramiques connut une extraordinaire expansion. Sarreguemines ne fut pas en reste.
En vente à la librairie du musée, 175€
Vers 1828, la manufacture de Sarreguemines adopte le procédé de décoration par impression. Les premières pièces ainsi décorées sont principalement des assiettes dont les décors sont inspirés de gravures tirées de journaux.
Grâce à cette nouvelle technique, les procédés décoratifs s'industrialisent et permettent une large diffusion de cette production.
Véritable journal d'images, ces assiettes sont le reflet de l'actualité et de la vie sociale du 19e siècle.
L'exposition appréhendera une période clé du développement de la manufacture grâce à de nouvelles technologies. Les objets exposés sont habituellement utilisés pour illustrer des thématiques au sein d'autres expositions. A ce jour, cette collection d'assiettes historiées n'a jamais été présentée dans sa totalité.
Il s'agit d'une mise en espace d'un travail de recherche mené depuis de longues années par le Professeur C. BOLENDER, spécialiste des décors imprimés sur faïence. Cette exposition dédiée au patrimoine faïencier de la ville est attendue par de nombreux amateurs et collectionneurs, et permettra de mettre en lumière une technique et une approche originale de l'image, vue par la lorgnette de l'industrialisation et du détournement au profit du décoratif.

© Musées de Sarreguemines - 17/03/05
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Accueil
La gravure, terme qui désigne aussi bien la technique que l'image obtenue, consiste à exécuter en creux ou en relief sur une plaque, une image inversée que l'on pourra reproduire par impression de multiples fois. a
Il existe différents procédés de gravure, dont la gravure sur plaque de cuivre utilisée par les faïenceries.
La plus ancienne technique de gravure est la xylographie ou gravure sur bois. Deux méthodes sont employées. La première est la gravure sur bois de fil en taille d'épargne : le dessin à imprimer est en relief, le graveur ayant dégagé les contours.
La seconde est la gravure de bout : le graveur taille un motif en creux dans le bois. Inventée en 1771, cette technique permet plus de finesse et de détails dans le travail.
La gravure sur cuivre, qui apparaît peu de temps après la gravure sur bois, englobe sous le nom de taille-douce différents procédés, en particulier la gravure au burin et celle à l'eau-forte.
La gravure au burin consiste à creuser un dessin dans une plaque de cuivre ou d'acier ; les traits ainsi obtenus sont remplis d'encre, qui est transférée sur le papier lors de l'impression à l'aide d'une presse à bras.
La gravure à l'eau-forte, déjà connue au début du 16e siècle, utilise le mordant de l'acide pour graver le métal. La plaque est dans un premier temps recouverte d'un vernis ; à l'aide d'une pointe d'acier, le graveur trace sur le vernis son dessin. La plaque est alors trempée dans l'acide qui ne mord le métal qu'aux endroits découverts par la pointe.




2. Les assiettes parlantes
Cette exposition est dédiée aux débuts de la technique d’impression sur faïence : « Les assiettes imprimées de Sarreguemines, 1828 - 1838 ».
Il s’agit principalement du fruit d'un travail de recherche mené depuis de longues années par le Professeur C. BOLENDER, spécialiste du décor imprimé.
Cette exposition est attendue par de nombreux amateurs et collectionneurs.
Elle aborde une période clé du développement de la manufacture grâce à de nouvelles technologies industrielles : vers 1828, la manufacture de Sarreguemines adopte le procédé de décoration par impression.
Les premières pièces ainsi décorées sont principalement des assiettes, dont les décors sont inspirés de gravures tirées de journaux.
Grâce à cette nouvelle technique, les procédés décoratifs s'industrialisent et permettent une large diffusion de cette production. Véritable journal d'images, ces assiettes sont le reflet de l'actualité et de la vie sociale du XIXème siècle.
Plus de cent assiettes décoratives seront mises en valeur. Un atelier de gravure et un poste d'impression sur céramique permettront d'appréhender la technique de l'impression sur plaques de cuivre. A ce jour, cette collection d'assiettes historiées n'a jamais été présentée dans sa totalité.
L'exposition mettra en parallèle les décors des faïences et les gravures qui les ont inspirées.
Une centaine d'oeuvres sera présentée.